Développement durable

Du 3 au 7 février 2020 :
 

Le défi "Look up"

consistant à ne pas se servir de son téléphone entre 10 h 40 et 15 h 15, le téléphone étant déposé au CDI. Le but ? Réduire sa dépendance e-lectronique, parler avec ses voisins, économiser de l'énergie en n'utilisant pas son téléphone pour regarder toutes sortes de vidéos nécessitant des sites de stockage coûteux en énergie.

Le défi sera possible chaque jour de la semaine prochaine, plus on  fait de jours, plus on obtient de points pour gagner les T-shirts.
 

Le défi Energie

consistant à vérifier que quand on quitte la classe en fin de journée, ordinateur et vidéoprojecteur sont éteints, et ouvertures sur l'extérieur fermées, dans le but de réduire la consommation d'énergie. Une affiche en classe indiquera le résultat de chaque jour. La classe ayant la meilleure performance sur la semaine bénéficiera d'un goûter.

Rappelons que la consommation d'énergie engendre toutes sortes de pollutions (particules, gaz nocifs, gaz carbonique et réchauffement climatique, déchets nucléaires,...) qu'il serait urgent de réduire.

Des éco-pommiers au lycée

La mise en place de pommiers a été réalisée au lycée Sully sous l’impulsion et avec la participation des éco-délégué-e-s, ainsi que l’aide de classes de bac professionnel et bac technologique pour la plantation. Ce sont donc 8 pommiers d’un peu plus d’1,5 m de hauteur destinés à former de petits arbres de 3 m  environ qui ont été plantés à proximité de la cantine et qui vont répondre à de multiples objectifs.  

D’abord, il s’agissait de planter des arbres, dans le but de participer à la lutte contre le dérèglement climatique en fixant du gaz carbonique grâce à l’accumulation de carbone dans les troncs et les branches. C’est une partie de la contribution du lycée à cette lutte à l’occasion de la COP21 réunie à Paris en décembre, en solidarité avec toutes les populations déjà touchées par les effets du dérèglement, en particulier la montée du niveau de la mer. Rappelons que le lycée a également mis en place une parcelle en agroforesterie comportant plus d’une centaine d’arbres forestiers, et une haie dans le potager avec une douzaine d’arbres et arbustes. 

D’autre part, cette plantation permet de répondre à la demande des élèves pour une zone ombragée à proximité de la cantine, permettant de rendre ainsi plus accueillant cet espace de détente après le repas. Il faudra bien sûr un ou deux ans de croissance des arbres pour que cette ombre prenne une certaine ampleur.  

Ensuite, le choix s’est porté sur des arbres fruitiers afin d’en retirer également un bénéfice agronomique et  alimentaire, les fruits ainsi produits pourront être utilisés pour le lycée, les pommes étant les fruits les moins fragiles et les plus faciles à gérer en terme de maturité, de récolte et de stockage. Les aspects pédagogiques ne sont pas oubliés, puisque la récolte se fera en période scolaire, et que diverses activités d’entretien telles que la taille ou d’autres interventions techniques pourront être réalisées dans le cadre des activités pratiques liées à l’enseignement.  

Et puis les effets sur la biodiversité ne sont pas négligeables : Les arbres fruitiers, par leur floraison abondante, vont être une source d’alimentation pour de nombreux insectes pollinisateurs, maillon supplémentaire dans l’ensemble des floraisons au sein du lycée. Et les oiseaux, en particulier insectivores, y trouveront aussi leur alimentation, en attendant plus tard de les utiliser comme site de nidification. Ce mini-verger participe donc à la continuité écologique dans l’espace du lycée, entre les arbres des jardins centraux, ceux du parking, la jeune haie du potager et le bois du fond du terrain.

Beaucoup de potentiel pour ces quelques arbres encore jeunes et dont il conviendra de prendre bien soin. La taille de formation réalisée lors de leur plantation sera à poursuivre dans les années qui viennent, et à plus court terme, il faut éviter les tassements au pied pour ne pas nuire à la mise en place du système racinaire, et des arrosages réguliers seront à pratiquer en cette année d’installation, surtout si un temps sec vient à se prolonger.

Eco-délégué-e-s : la solidarité

Après des présentations dynamiques dans chaque classe par des élèves du groupe de l’année passée et quelques recrues bien motivées, des représentant-e-s (une soixantaine) de toutes classes ont été réuni-e-s pour la présentation du principe de l’éco-lycée et la formation de groupes par types d’actions.

Ces actions seront en lien avec le thème de la solidarité, bien sûr, avec les thèmes déjà abordés les années précédentes (déchets, biodiversité ou alimentation) ou même avec les prochains thèmes (eau, énergie).

Après une introduction sur les effets du dérèglement climatique (inondations, tempêtes,…) et les espoirs d’améliorations portés par la COP21 (et des actions comme la gestion durable des forêts), on passe aux activités sur le lycée.

On retient donc les actions suivantes :

• Participation à des actions d’aide (distribution de repas avec des associations, réalisation d’un repas,…). Le soutien financier et la collaboration avec l’ADESAF pour la construction d’une école au Burkina-Faso, action engagée les années précédentes reste bien sûr à l’ordre du jour.

• Fabrication de jouets en matériaux recyclés

• Réalisation de constructions écologiques

• Production d’énergie renouvelable

• Installation d’un espace aquatique (bassin, mare)

• Atelier nature (suivi du statut de réserve LPO avec la Ligue pour la protection des Oiseaux, installations de nichoirs pour diverses espèces animales, nourrissage en hiver pour les oiseaux, suivi des observations d’oiseaux, …).

• Plantations d’arbres et arbustes pour la biodiversité, pour la fixation du carbone en lien avec le climat, pour l’agrément et l’ombre à la belle saison,…

Et bien sûr les actions en cours sur le recyclage des déchets, sur la diversité des plantes des jardins décoratifs et du potager, sur les circuits courts pour l’alimentation,…

L'agroforesterie

L'agroforesterie est un mode d'exploitation des terres agricoles associant des plantations d'arbres dans des cultures ou des pâturages. Le lycée Sully a choisi de mettre en place ce système de culture au sein d'une de ses parcelles agricoles. Après les élèves de Bac Profesisonnel et de BTS en 2014, les élèves de 1ère et terminale STAV sont intervenus sur la parcelle implantée depuis 2 ans en agroforesterie pour faire les plantations d'automne. Il s'agissait de remplacer une dizaine de jeunes arbres sur les 113 présents au total sur la parcelle.

Des protections ont été installées autour des arbres pour éviter les attaques de cheveuils ou de lapins. Un paillage au sol, réalisé à partir d'herbe fauchée sous les arbres, de paille et de fumier de cheval, va permettre de protéger du froid le système racinaire, de nourrir l'arbre lors de la décomposition progressive de cette matière organique et de limiter le développement de l'herbe qui concurrence les jeunes arbres. Noyer, frêne, merisier, cormier et alisier torminal constituent les arbres de grande taille à vocation de bois d'oeuvre. Placés en intercalaire, pommier et poirier sauvages, charme, érable chanmpêtre, aulne blanc et glutineux, et robinier sont de taille intermédiaire (les aulnes et robiniers enrichissant particulièrement le sol en azote, qui sera réutilisé par les cultures).

Les éco-délégués au service des oiseaux

Les petits oiseaux comme le pinson, le rouge-gorge ou les mésanges ont parfois du mal à se nourrir l’hiver. Leur fournir des blocs de graisse ou un mélange graisse + graines est un bon moyen de diminuer leur mortalité à cette période, et de favoriser ainsi leur reproduction au printemps. Les éco-délégué-e-s se sont donc mis à la fabrication de ces petits blocs: garnissage de pots avec des graines de tournesol (les préférées des mésanges et pinson) et une ficelle, remplissage du tout avec de la margarine fondue ou de la graisse récupérée à la cuisine du lycée, mise au frais et démoulage. Il n’y a plus qu’à accrocher le tout à une branche pour que les oiseaux viennent se servir.
 
La mésange charbonnière y est très fréquente; rarement, le pic épeiche vient prendre sa part. Notons que le rouge-gorge préfère la graisse seule, et que cet hiver n’ayant pas été très rigoureux, une seule séance de fabrication a permis de fournir de la nourriture jusqu’au retour des beaux jours et des insectes dont les oiseaux vont se nourrir en grande partie du printemps jusqu’à l’automne.

Eco-délégué-e-s, quels objectifs ?

Les réunions des éco-délégué-e-s ont repris cette année, avec une bonne participation,  et un grand nombre de classes sont représentées.

Des éco-délégué-e-s ont participé au séminaire Eco-Ecole à Paris le  27 novembre. La présentation de notre compostage des restes alimentaires issus de la cantine a fait forte impression, car c’est rarement mis en œuvre.

Les éco-délégué-e-s ont participé au Comité de pilotage du Label Eco-Ecole sur le thème de la biodiversité, retenu pour cette année. Plusieurs partenaires sont venus nous soutenir : IUT de Mantes, la Communauté d’Agglomération de Mantes en Yvelines, Naturparif, pour la région Ile de France, le Parc Naturel Régional du Vexin, l’association Atena 78, pour la protection des chouettes.

Des projets sont en préparation :

• Nourrissage des oiseaux en hiver : On recherche des graines, des blocs de graisses à leur distribuer pour aider à leur résistance au froid.

• Observatoire Agricole de la Biodiversité : Des inventaires sont à prévoir dans différentes classes pour étudier la biodiversité dans et autour de parcelles agricoles (flore, vers de terre, limaces et insectes du sol, papillons, insectes pollinisateurs,…)

• Fabrications de nichoirs en cours par les élèves de STAV pour de petits passereaux (mésanges, bergeronnettes, rouge-queue noir,…).

 

Mais on n’oublie pas les déchets : la CAMY nous a fourni un bac de collecte des emballages, à couvercle bleu ; une réflexion est en cours pour organiser la collecte de ces emballages à l’internat. La collecte des piles usagées est aussi en projet. Le tri du papier et des restes de cantine doit se poursuivre et s’améliorer. En ce qui concerne le tri du papier, les élèves de Seconde Pro A analysent les poubelles papier des classes, jugent la qualité du tri (le résultat sera affiché dans chaque classe) et en fin d’année, une récompense sera attribuée à la classe ayant laissé le moins d’éléments non conformes.

Retrouvez des informations sur ces sujets sur le panneau Eco-Ecole dans le hall à côté de la salle des professeurs. 

Atena 78

L’association Atena 78 est venue présenter son fonctionnement en activité de pratiques professionnelles en bac techno STAV.

Cette association a pour but de protéger des espèces animales menacées de notre région. Non, il ne s’agit pas des faisans en période de chasse, mais principalement de deux chouettes : l’Effraie des clochers et la Chevêche d’Athena, ces deux rapaces nocturnes étant en manque de sites de nidification.

L’Effraie des clochers niche dans …les clochers, les vielles granges, les hangars, …Mais les clochers sont grillagés, les granges sont rénovées et les hangars manquent de support. Alors, l’association, en accord avec le propriétaire, bien sûr, installe des nichoirs et en assure le suivi et l’entretien, fait des observations sur la réussite de la nidification. L’Effraie chasse les rongeurs dans les champs alentour, elle réduit ainsi les dégâts sur les cultures.

La Chevêche d’Athena niche dans les vieux trous d’arbres, ou dans les trous de vieux arbres, mais ces arbres disparaissent, et leurs creux avec…Et alors, l’association, que fait-elle ? Des nichoirs, encore des nichoirs, mieux protégés des attaques de prédateurs comme la fouine pour la nidification, et en nombre suffisant pour servir aussi  de lieu de repos pour les adultes. Mais pour les Chevêches traditionnalistes, l’association œuvre en entretenant par des chantiers de taille les vieux saules des bords de cours d’eau dont le tronc est souvent creux, et qui cassent si on les laisse monter en hauteur. La Chevêche mange petits rongeurs et gros insectes dans les prés et les jachères, réduisant ainsi leur nombre et leur impact sur les cultures voisines.

L’association œuvre aussi pour la protection des chauves-souris, par la pose de nichoirs de repos, et les crapauds, par le soutien technique à la réalisation d’un crapauduc par les services de voirie de la Communauté de Communes du Pays Houdanais. Notons qu’il ne faut pas confondre le crapauduc, qui sert à faire passer les crapauds d’un côté à l’autre de la route par un tube enterré, avec le hibou moyen-duc, qui sert à faire circuler les souris et les campagnols dans son tube digestif.

Les élèves de STAV vont donc réaliser quelques nichoirs, tant pour la Chevêche que l’Effraie, destinés à être ensuite installés dans des lieux propices.

Si vous connaissez personnellement un clocher, un hangar agricole ou un verger en herbe pouvant accueillir ces nichoirs, n’hésitez pas à  leur en faire part. 

Obtention du label éco-école

Nous avons obtenu le label éco-école suite aux actions mises en place sur le thème des déchets. Ce label récompense les actions menées sur le tri des déchets alimentaires à la cantine et  le tri des papiers dans les classes.

C’est également le résultat de l'investissement de chacun d'entre nous et particulièrement celui des classes de 2de pro A et B ainsi que de tous les élèves ayant participé comme eux au bon fonctionnement du compostage (1ère STAV et 3ème avec une grande régularité, 4ème, terminale STAV, BTS2). Cette démarche de développement durable a également été soutenue par plusieurs éco-délégués fidèles aux réunions mensuelles et aux actions associées.

Mais le cheminement ne s'arrête pas là. Si nous voulons conserver le label éco-école, nous devons poursuivre nos actions sur un autre thème choisi parmi les suivants : alimentation, biodiversité, eau, solidarité, tout en continuant à améliorer notre gestion des déchets.